L'essentiel (TL;DR)
- La bronchite du chien correspond à une inflammation des bronches, responsable surtout de toux, parfois aiguë, parfois chronique.
- Les causes sont variées : infections respiratoires, irritants, parasites, maladies chroniques des bronches ou parfois affection cardiaque.
- Une toux qui dure, s’aggrave ou s’accompagne d’essoufflement doit conduire à une consultation vétérinaire.
- Le diagnostic repose sur l’examen clinique et peut nécessiter une radiographie thoracique, des analyses ou des examens respiratoires plus poussés.
- Le traitement dépend de la cause et peut associer repos, anti-inflammatoires, antitussifs, bronchodilatateurs ou antibiotiques selon les cas.
Bronchite du chien : définition
La bronchite chez le chien est une inflammation des bronches, les conduits qui transportent l’air vers les poumons. Elle se manifeste principalement par une toux persistante chez le chien, parfois accompagnée de difficultés respiratoires.
Cette affection peut être aiguë (soudaine et souvent liée à une infection) ou chronique lorsqu’elle dure dans le temps, notamment chez les chiens âgés ou sensibles.
Une bronchite chez le chien peut nécessiter consultation, radiographie, traitement médical et suivi vétérinaire. Voir ma mensualité d'assurance santé animale pour chien en 2 minutes pour anticiper les frais de santé de votre chien.
Combien coûte la prise en charge de la bronchite canine ?
| Prestation | Prix moyen sans assurance | Ce que cela comprend |
|---|---|---|
| Consultation vétérinaire pour chien | 40 à 60 € | Examen clinique, auscultation |
| Radiographie thoracique | 80 à 150 € | Évaluation des bronches et des poumons |
| Analyses de laboratoire (si besoin) | 50 à 120 € | Bilan sanguin, tests infectieux |
| Traitement médical (antitussifs, antibiotiques, anti-inflammatoires) | 30 à 100 € | Médicaments sur plusieurs jours |
| Aérosolthérapie / nébulisation | 20 à 50 € | Séances de traitement respiratoire |
| Consultations de suivi | 30 à 60 € | Contrôle de l’évolution |
| Prise en charge simple (total) | 80 à 200 € | Bronchite aiguë simple |
| Cas chronique ou compliqué | 200 à 400 € | Examens + traitement prolongé |
Quand la toux persiste, des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour rechercher une bronchite chronique, une infection ou une maladie cardiaque. Souscrire à une des formules d'assurance vétérinaire pour chien Bulle Bleue permet de consulter sans se soucier du budget.
Quelles sont les causes de bronchite chez le chien ?

La bronchite chez le chien peut avoir des origines variées. On distingue plusieurs grandes catégories de causes.
Les causes infectieuses
Ce sont les causes les plus fréquentes, notamment dans les formes aiguës.
- Virus : souvent impliqués dans la toux du chenil du chien (parainfluenza, adénovirus…)
- Bactéries : en particulier Bordetella bronchiseptica
- Parasites respiratoires : certains vers pulmonaires peuvent irriter les bronches
Ces divers agents pathogènes provoquent une inflammation des bronches, responsable de la toux.
|
Environ 80 % des cas de toux du chenil sont bénins. Une forme sévère existe avec 5 à 10 % de mortalité dans les cas compliqués*. |
Les irritants environnementaux
L’exposition à des substances irritantes peut déclencher ou aggraver une bronchite.
- Fumée de cigarette
- Poussières (domestiques ou professionnelles)
- Produits ménagers, aérosols
- Pollution atmosphérique
Ces irritants agressent directement les voies respiratoires et entretiennent l’inflammation.
Les maladies respiratoires chroniques
Certaines affections favorisent une inflammation persistante des bronches.
- Bronchite chronique canine
- Syndrome respiratoire chronique
- Séquelles d’infections respiratoires
Elles sont souvent responsables d’une toux chronique, notamment chez les chiens âgés.
Les maladies cardiaques
Certaines pathologies cardiaques du chien peuvent provoquer ou aggraver des signes respiratoires.
- Insuffisance cardiaque
- Dilatation cardiaque
Elles peuvent entraîner une toux liée à une congestion pulmonaire ou à une compression des bronches.
L'avis de Bulle Bleue : la toux peut être le premier symptôme d'un chien atteint d'une maladie cardiaque. Si votre chien se met à tousser progressivement, surtout s'il est âgé, consultez rapidement un vétérinaire.
Les facteurs individuels et prédispositions
Certains chiens présentent un risque plus élevé.
- Petites races (Caniche, Yorkshire…)
- Chiens âgés
- Animaux vivant en collectivité (chenils, élevages)
Ces facteurs favorisent une plus grande sensibilité des voies respiratoires.
Les fausses routes et inhalations
L’inhalation de substances peut irriter ou infecter les bronches.
- Corps étrangers
- Vomissements inhalés
- Liquides ou aliments
Cela peut entraîner une inflammation bronchique, voire une pneumonie d’inhalation.
Les causes allergiques
Plus rares chez le chien, elles existent néanmoins.
- Réactions à des allergènes environnementaux
- Hypersensibilité bronchique
Elles peuvent être à l’origine d’une inflammation chronique et de toux persistante.
Quels sont les symptômes de bronchite chez le chien ?
La bronchite chez le chien correspond à une inflammation des bronches. Elle peut être aiguë ou chronique, et les symptômes varient en intensité selon la cause et la durée d’évolution :
- Toux : c’est le signe le plus fréquent de bronchite chez le chien. Elle est souvent sèche, rauque, répétée, parfois par quintes, et peut être plus marquée au réveil, pendant l’effort ou lorsque le chien s’excite.
- Respiration plus difficile : le chien peut sembler un peu essoufflé, respirer plus vite que d’habitude ou présenter une gêne respiratoire modérée. Dans certains cas, on peut aussi entendre des sifflements ou des bruits respiratoires inhabituels.
- Fatigue : un chien atteint de bronchite peut être moins endurant et se fatiguer plus rapidement pendant les promenades ou les jeux. Il peut aussi paraître moins vif au quotidien, surtout si l’inflammation dure depuis plusieurs jours.
- Intolérance à l’effort : l’activité physique peut déclencher ou aggraver la toux. Le chien peut alors s’arrêter plus souvent, refuser de courir ou récupérer moins bien après un effort.
- Écoulement nasal : un léger jetage nasal peut parfois être associé, surtout si la bronchite est liée à une infection respiratoire. Cet écoulement n’est pas systématique, mais il peut accompagner les autres signes.
- Fièvre : elle n’est pas toujours présente, mais peut apparaître lorsqu’une infection est en cause. Un chien fiévreux peut aussi sembler abattu, moins manger et chercher davantage le repos.
- Perte d’appétit : lorsque la bronchite est marquée ou qu’elle s’accompagne d’un état inflammatoire important, le chien peut manger moins que d’habitude. Cette baisse d’appétit s’accompagne souvent d’une fatigue générale.
- Rejets de mucus après la toux : après une quinte, certains chiens peuvent avaler bruyamment, avoir des haut-le-cœur ou rejeter un peu de mucus. Cela peut impressionner les propriétaires, mais ce signe est compatible avec une irritation bronchique.
Comment diagnostiquer une bronchite chez le chien ?
Pour confirmer le diagnostic de bronchite chez le chien, le vétérinaire procède par étapes afin d’identifier l’origine de la toux et d’écarter d’autres maladies respiratoires ou cardiaques.
| Étape du diagnostic | Ce que fait le vétérinaire | Objectif |
|---|---|---|
| Anamnèse (interrogatoire) | Questions sur la durée de la toux, son type (sèche, grasse), les circonstances d’apparition (effort, excitation), l’environnement du chien | Orienter vers une origine bronchique et identifier les facteurs déclenchants |
| Examen clinique | Auscultation des poumons et du cœur, observation de la respiration, prise de température | Détecter des bruits respiratoires anormaux et évaluer l’état général |
| Radiographie thoracique | Imagerie des poumons et des bronches | Visualiser une inflammation bronchique et exclure une pneumonie, une tumeur ou une atteinte cardiaque |
| Analyse de sang | Bilan sanguin plus ou moins complet | Rechercher une infection ou une inflammation générale |
| Lavage broncho-alvéolaire | Prélèvement de cellules et sécrétions dans les bronches (sous anesthésie) | Identifier la cause (infection, inflammation chronique, allergie) |
| Endoscopie respiratoire | Observation directe des bronches avec une caméra | Évaluer l’état des bronches et détecter des anomalies (inflammation, mucus, corps étranger) |
| Tests complémentaires | Selon les cas : PCR, culture bactérienne, examens cardiaques | Affiner le diagnostic et adapter le traitement |
Traitement : comment soigner la bronchite chez le chien ?

Le traitement de la bronchite chez le chien dépend de sa cause (infectieuse, inflammatoire, allergique…) et de sa gravité. Il vise à soulager la toux, améliorer la respiration et traiter l’origine du problème.
- Anti-inflammatoires : ils sont souvent utilisés pour diminuer l’inflammation des bronches, en particulier dans les formes chroniques. Les corticoïdes sont fréquemment prescrits car ils permettent de réduire rapidement l’irritation et la toux.
- Antitussifs : ces médicaments servent à calmer la toux lorsqu’elle est sèche, répétée et fatigante. Ils ne sont utilisés que dans certains cas, car la toux peut aussi être utile pour évacuer les sécrétions.
- Antibiotiques : ils sont indiqués uniquement si une infection bactérienne est suspectée ou confirmée. Ils permettent d’éliminer les bactéries responsables et d’éviter les complications.
- Bronchodilatateurs : ces traitements aident à ouvrir les bronches et à faciliter le passage de l’air. Ils sont particulièrement utiles lorsque le chien présente une gêne respiratoire ou des sifflements.
- Nébulisation / inhalation : l’administration de médicaments sous forme d’aérosol permet d’hydrater les voies respiratoires et de fluidifier les sécrétions. Cela améliore le confort respiratoire du chien.
- Repos et limitation de l’effort : il est important de réduire les activités physiques pendant la phase aiguë. L’effort peut aggraver la toux et accentuer la gêne respiratoire.
- Adaptation de l’environnement : éviter les irritants comme la fumée de cigarette, la poussière ou les produits ménagers est essentiel. L’utilisation d’un harnais plutôt qu’un collier est aussi recommandée pour limiter les déclenchements de toux.
- Gestion du poids : en cas de surpoids, une perte de poids peut améliorer nettement la respiration. Un excès de poids augmente en effet la pression sur le système respiratoire.
- Traitement de la cause sous-jacente : selon l’origine de la bronchite, il peut être nécessaire de traiter une allergie, un parasite respiratoire ou une autre maladie associée pour éviter les récidives.
Les maladies respiratoires peuvent nécessiter plusieurs consultations, des examens d’imagerie et parfois un traitement au long cours. Discuter de mon assurance santé pour chien avec un conseiller dédié Bulle Bleue pour trouver une formule adaptée à ses besoins.
Combien de temps dure une bronchite chez le chien ?
La durée d’une bronchite chez le chien dépend surtout de sa cause et de sa prise en charge.
- Bronchite aiguë : elle dure généralement quelques jours à 2 semaines. Avec un traitement adapté, les symptômes (notamment la toux) s’améliorent en quelques jours, même si une toux résiduelle peut persister un peu plus longtemps.
- Bronchite infectieuse (type “toux de chenil”) : les signes peuvent durer 1 à 3 semaines. Dans la majorité des cas, l’évolution est favorable, mais la toux peut parfois persister plusieurs semaines même après guérison.
- Bronchite chronique : elle se définit par une toux présente depuis plus de 2 mois. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une maladie qui “guérit” complètement, mais plutôt d’une affection à gérer sur le long terme avec un traitement adapté.
- Sans traitement ou en cas de complication : la bronchite peut durer plus longtemps et s’aggraver, avec un risque d’évolution vers une pneumonie ou une atteinte respiratoire plus sévère.
En pratique, si la toux dure plus de quelques jours ou ne s’améliore pas rapidement, il est recommandé de consulter afin d’éviter qu’elle ne devienne chronique.
Quelles sont les complications de la bronchite chez le chien ?
Plusieurs complications de la bronchite peuvent survenir :
- Pneumonie : l’inflammation des bronches peut s’étendre aux poumons, entraînant une infection plus grave. Le chien présente alors une forte fatigue, de la fièvre et une respiration difficile, nécessitant une prise en charge rapide.
- Bronchite chronique : une bronchite mal soignée ou répétée peut devenir chronique. La toux persiste alors pendant plusieurs semaines ou mois, avec une inflammation durable des bronches difficile à traiter complètement.
- Détresse respiratoire : dans les formes sévères, le chien peut avoir de grandes difficultés à respirer. Cela se manifeste par un essoufflement marqué, une respiration rapide et parfois une cyanose (gencives bleutées), ce qui constitue une urgence vétérinaire.
- Surinfection bactérienne : une bronchite initialement virale ou irritative peut se compliquer par une infection bactérienne secondaire. Les symptômes s’aggravent alors, avec une toux plus productive, de la fièvre et un état général altéré.
- Atélectasie (affaissement d’une partie du poumon) : l’accumulation de mucus peut obstruer certaines bronches, empêchant l’air de circuler correctement. Cela entraîne une diminution de l’oxygénation et aggrave les troubles respiratoires.
- Intolérance à l’effort durable : même après la phase aiguë, certains chiens gardent une sensibilité respiratoire. Ils se fatiguent plus vite et présentent une toux à l’effort, surtout en cas de bronchite chronique.
- Complications cardiorespiratoires : chez les chiens âgés ou fragiles, une bronchite peut aggraver une maladie cardiaque ou respiratoire préexistante. Cela complique la prise en charge et peut impacter le pronostic.
Comment prévenir la bronchite chez le chien ?
Prévenir la bronchite chez le chien repose sur des mesures simples du quotidien. Il est essentiel d’éviter les irritants respiratoires comme la fumée de cigarette, la poussière ou les produits ménagers. Maintenir un environnement propre et bien aéré limite les risques.
La vaccination contre la toux du chenil est recommandée, surtout chez les chiens en collectivité. L’utilisation d’un harnais plutôt qu’un collier réduit les irritations des voies respiratoires. Enfin, une bonne hygiène de vie (alimentation équilibrée, poids optimal, activité adaptée) renforce les défenses immunitaires et protège le système respiratoire.
En conclusion, la bronchite peut être causée par de nombreux facteurs chez le chien. Plusieurs mesures de prévention simples peuvent être réalisées pour éviter les maladies respiratoires, dont la vaccination.
Foire aux questions
Combien coûte une radiographie pour chien ?
Le prix d’une radiographie chez le chien varie en moyenne entre 50 € et 200 €, selon la zone examinée et le nombre de clichés réalisés. Si une sédation est nécessaire ou si l’examen est plus approfondi, le tarif peut atteindre 120 à 250 € voire plus. À cela peuvent s’ajouter la consultation et d’éventuels examens complémentaires.
Mon chien tousse, crache, se racle la gorge ou respire mal, que faire ?
Il est recommandé de consulter rapidement un vétérinaire, surtout si les symptômes durent plus de quelques jours ou s’intensifient. Ces signes peuvent avoir différentes causes, parfois sérieuses. En attendant, limitez l’effort, évitez les irritants et privilégiez le repos.
Que traitement naturel en cas de toux chez le chien ?
Certaines mesures simples peuvent aider à soulager une toux légère, comme humidifier l’air ambiant ou donner un peu de miel (en petite quantité). Cependant, ces solutions ne remplacent pas un traitement vétérinaire, surtout si la toux persiste ou s’aggrave.
Est-ce que la toux du chenil est grave ?
La toux du chenil est le plus souvent bénigne et guérit en quelques semaines. Toutefois, elle peut être plus sévère chez les chiens fragiles (chiots, seniors, animaux malades), avec un risque de complications. Une surveillance est donc importante.
Sources :
- Lappin MR, Blondeau J, Boothe D, et al. Antimicrobial use guidelines for treatment of respiratory tract disease in dogs and cats: antimicrobial guidelines working group of the International Society for Companion Animal Infectious Diseases. J Vet Intern Med. 2017;31(2):279-294.
- Reinero C, Visser LC, Kellihan HB, et al. ACVIM consensus statement guidelines for the diagnosis, classification, treatment, and monitoring of pulmonary hypertension in dogs. J Vet Intern Med. 2020;34(2):549-573.
- Hawkins EC. Bronchial and pulmonary disease. In: Ettinger SJ, Feldman EC, Côté E, eds. Textbook of Veterinary Internal Medicine. 8th ed. Elsevier; 2017.
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