L’essentiel (TL;DR)
- L’hypersalivation chez le chat peut être bénigne, mais aussi révéler une douleur bucco-dentaire, une intoxication ou une maladie
- Une salivation brutale associée à des difficultés respiratoires, des convulsions ou un abattement constitue une urgence vétérinaire
- Le traitement dépend de la cause et peut aller d’une simple consultation à une hospitalisation ou des soins dentaires
- Le coût de la prise en charge varie généralement de 40 € à plusieurs centaines d’euros selon les examens et traitements nécessaires
Pourquoi mon chat bave-t-il un liquide transparent ?
La salive est le liquide translucide produit par les glandes salivaires. L’hypersalivation chez le chat, se manifeste tout simplement par un excès de salive au niveau de la bouche de l’animal. Les raisons peuvent être bénignes, mais peuvent aussi être provoquées par une pathologie. L’hypersalivation du chien est aussi un syndrome bien connu.
Chez le chat, les symptômes classiques du ptyalisme sont facilement reconnaissables : la salive produite par le félin n’est pas évacuée comme elle le devrait et coule sous forme de mousse ou de liquide, qui peut être tantôt gluant, tantôt fluide ou transparent.

Combien coûte la prise en charge d’un chat qui bave beaucoup ?
Le coût de la prise en charge d’un chat qui bave dépend essentiellement de l’origine de l’hypersalivation. Une simple consultation peut suffire si la cause est bénigne, tandis qu’une affection bucco-dentaire, une intoxication ou la présence d’un corps étranger peuvent nécessiter des examens et des soins supplémentaires.
| Acte vétérinaire | Tarif indicatif sans assurance |
|---|---|
| Consultation vétérinaire | 40 à 70 € |
| Bilan sanguin | 50 à 150 € |
| Radiographie | 50 à 100 € |
| Échographie abdominale | 70 à 150 € |
| Détartrage sous anesthésie | 120 à 200 € |
| Détartrage avec extractions dentaires | 200 à 400 € |
| Extraction dentaire complexe ou multiple | Jusqu’à 400 à 580 € |
| Hospitalisation et soins spécifiques | 100 à 200 € / jour |
Les affections bucco-dentaires constituent une cause fréquente de salivation excessive chez le chat. Si le vétérinaire identifie une gingivo-stomatite, une maladie parodontale ou une dent douloureuse, un détartrage et parfois des extractions peuvent être nécessaires. Un détartrage simple coûte généralement 120 à 200 €, tandis que la facture peut atteindre 200 à 400 € lorsqu’il est associé à des extractions.
Le coût total peut donc aller d’environ 40 à 70 € pour une simple consultation à plusieurs centaines d’euros lorsque des examens, une anesthésie ou des soins dentaires sont nécessaires. Une assurance santé pour chat peut prendre en charge tout ou partie de ces frais selon la formule souscrite.
Quelles maladies peut avoir un chat qui bave ?
Plusieurs maladies peuvent provoquer une hypersalivation chez le chat.
L’oedème pulmonaire chez un chat qui bave et halète
L’œdème pulmonaire du chat correspond à une accumulation de liquide dans les poumons, souvent secondaire à une maladie cardiaque chez le chat. Il provoque principalement une respiration rapide et difficile, parfois avec une respiration bouche ouverte. Dans les formes sévères, du liquide ou une mousse peut apparaître au niveau de la bouche ou des narines et être confondu avec de la salive. Un chat qui bave tout en présentant des difficultés respiratoires doit donc être conduit en urgence chez un vétérinaire.
Le conseil de Bulle Bleue : Un chat qui se met à baver d’un coup et à respirer de manière inhabituelle doit être amené immédiatement chez un vétérinaire. Le pronostic vital de l’animal est engagé, chaque minute compte.
Stress et trajet en voiture
Le stress, la peur ou le mal des transports peuvent provoquer une hypersalivation passagère chez le chat, notamment lors d’un trajet en voiture. La bave peut s’accompagner de miaulements, d’agitation, de nausées ou de vomissements. Dans ce cas, il faut limiter les sources de stress et habituer progressivement le chat à sa caisse de transport et aux déplacements. Si les symptômes sont importants ou systématiques, le vétérinaire pourra proposer une prise en charge adaptée.
Les intoxications chez un chat qui bave et convulse
La production de bave peut aussi résulter d’une intoxication. Dans ce cas précis, les causes sont multiples : elle peut survenir suite à l’ingestion de substances toxiques comme les produits ménagers. Enfin, certaines plantes, venins ou insectes peuvent également expliquer cette réaction. Les plantes toxiques pour les chats sont très fréquentes dans nos jardins et même dans nos maisons.
De manière générale les propriétaires de chats doivent mettre hors de portée tous les produits responsables d’intoxication chez les chats, qu’ils soient ménagers ou alimentaires.
Voici une liste non exhaustive des produits et des plantes d’intérieur ou d’extérieur dangereuses pour nos petits compagnons (chiens ou chats) :
| Plante / produit | Molécule toxique | Effet |
| Le dieffenbachia | cristaux d’oxalate | Douleurs buccales, salivation, troubles digestifs |
| Le ficus | latex | Vomissements, diarrhées |
| Le buis | alcaloïdes | Troubles digestifs et nerveux, convulsions, paralysie |
| Le chocolat noir | théobromine | Nervosité, convulsions, coma |
| La pomme de terre crue | solanine | Problèmes de motricité et digestifs, hypersalivation, coma |
Les venins toxiques
Plusieurs venins peuvent provoquer une hypersalivation chez le chat.
Les chenilles processionnaires
Méfiez-vous particulièrement des chenilles processionnaires chez le chat, un vrai fléau. Tout contact (buccal, cutané, oculaire ou respiratoire) provoque une forte irritation et si elles sont léchées ou avalées, cela peut conduire à une inflammation de la langue, voire une nécrose. Soyez donc très vigilants.
Il s’agit d’une urgence exigeant une prise en charge rapide. Rendez-vous d’urgence chez un vétérinaire.
Le Crapaud des joncs ou Crapaud calamite
Le venin du crapaud des joncs est composé de molécules pouvant empoisonner rapidement nos animaux de compagnie. Lorsqu’il se sent en danger, l’amphibien éjecte le poison sur l’animal curieux. Si le contact est infime, la victime se mettra seulement à baver en grande quantité.
Par contre, si le poison passe dans le sang, il agira alors sur le cœur et sur le système nerveux. Cela peut rapidement mener l’animal au coma puis à la mort. Ces symptômes apparaîtront dans les 2 ou 3 heures :
- des vomissements,
- une démarche anormale,
- des douleurs abdominales violentes,
- des troubles cardiaques,
- des convulsions.
Chat qui bave et sent mauvais de la bouche
S’il salive beaucoup, il est possible que votre animal soit sujet à des problèmes dentaires : une maladie parodontale, une gingivite féline, une douleur au niveau des dents, une inflammation des gencives, problème dans la trachée (présence d’un corps étranger à l’intérieur de la bouche comme un morceau de ficelle par exemple) ou tout autre contact buccal douloureux peuvent alors expliquer cette hypersalivation.
L’inspection de la cavité buccale du chat et l’entretien régulier de ses dents doivent être réguliers afin de prévenir la formation de la plaque dentaire. Une mauvaise haleine chez le chat peut être le signe de la présence de tartre.
Les maladies bucco-dentaires sont particulièrement fréquentes chez le chat : une étude VetCompass menée sur plus de 18 000 chats a identifié une maladie parodontale chez 15,2 % d’entre eux sur une période d’un an.
Le coryza du chat
Un félin qui refuse de s’alimenter combiné à un nez qui coule représente un signal d’alarme majeur. Ces symptômes caractéristiques du syndrome coryza du chat nécessitent une attention immédiate, car votre compagnon risque une déshydratation rapide.
La maladie affecte son odorat, ce qui explique son manque d’appétit. Les écoulements nasaux, d’abord clairs, deviennent souvent purulents et s’accompagnent d’éternuements violents. Cette situation rend la respiration difficile pour votre animal de compagnie.
Un examen vétérinaire s’impose dès les premières 24 heures sans prise alimentaire. Le professionnel évaluera la gravité de l’infection et mettra en place un traitement adapté, parfois sous forme d’antibiotiques ou d’antiviraux selon le cas.
Les allergies
Une réaction allergique à un médicament peut déclencher une salivation excessive chez votre petit compagnon. Les manifestations allergiques surviennent généralement dans les minutes qui suivent l’administration du traitement.
Il présentera une hypersalivation accompagnée d’autres effets secondaires comme des démangeaisons, un gonflement autour de la gueule ou des difficultés respiratoires. Dans certains cas, une réaction cutanée avec rougeurs peut également apparaître.
La consultation d’un vétérinaire devient indispensable dès l’apparition de ces réactions. Le professionnel pourra adapter le traitement en changeant la molécule du médicament en question ou en prescrivant une forme galénique différente. Un antihistaminique sera parfois recommandé avant l’administration du médicament pour prévenir les réactions futures.
Le coup de chaleur
Lorsque la température corporelle de votre félin est trop élevée, il risque un coup de chaleur. La température extérieure ou les lieux chauds et confinés sont les principaux responsables. Au-dessus des 25°C, il commence à sentir de l’inconfort, son bien-être est en jeu.
Malheureusement, les chats et les chiens, contrairement aux humains, ne peuvent pas transpirer, leurs glandes sudoripares se situant essentiellement sous les coussinets. Les principaux signes de coup de chaleur sont : une respiration rapide, une hyper salivation, une forte léthargie, des vomissements, des convulsions et une perte de conscience.
Dans cette situation, il est vital d’emmener au plus vite votre petit compagnon chez un professionnel de santé animale. Pour lui apporter un peu de fraîcheur et éviter que sa température monte, vous pouvez l’enrouler dans une serviette humide et fraîche (pas froide, cela pourrait créer un choc thermique) et l’installer dans une pièce tempérée.
Le typhus chez un chat ou un chaton qui bave et vomit
Cette infection virale engendre la destruction de la muqueuse intestinale. Si votre compagnon est atteint, de nombreux symptômes apparaitront tels que de la fièvre, des troubles gastriques, une perte d’appétit et une hyper salivation. Un traitement d’urgence devra être mis en place sans attendre.
Ce virus très puissant et potentiellement mortel s’il n’est pas traité à temps. La vaccination est la meilleure protection.
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Comment diagnostiquer l’origine d’une hypersalivation ou ptyalisme chez le chat ?
Pour identifier la cause d’une hypersalivation, le vétérinaire procède généralement par étapes :
- Recueillir les informations importantes : apparition brutale ou progressive de la salivation, ingestion possible d’un produit toxique, prise de médicaments, vomissements, baisse d’appétit ou changement de comportement
- Réaliser un examen clinique complet : température, état d’hydratation, fréquence cardiaque et respiratoire, palpation abdominale et recherche d’autres signes associés
- Examiner soigneusement la bouche : dents, gencives, langue et muqueuses sont inspectées à la recherche d’une gingivite, d’un ulcère, d’une dent douloureuse, d’un corps étranger ou d’une masse
- Effectuer des examens complémentaires si nécessaire : bilan sanguin, radiographies, échographie ou examens spécifiques peuvent être proposés selon les symptômes observés
- Rechercher une urgence : une hypersalivation associée à des difficultés respiratoires, des troubles neurologiques, des vomissements importants ou une suspicion d’intoxication nécessite une prise en charge rapide
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Comment soigner un chat qui bave, est-ce une urgence ?
Le traitement d’un chat qui bave dépend directement de la cause de l’hypersalivation. Il ne faut donc pas chercher à stopper la salivation elle-même, mais identifier et traiter le problème qui en est responsable. L’examen vétérinaire permet d’adapter la prise en charge.
En cas d’œdème pulmonaire
L’œdème pulmonaire est une urgence vétérinaire. Le chat doit généralement être placé sous oxygène et manipulé le moins possible afin de limiter son stress. Des médicaments permettant d’éliminer l’excès de liquide présent dans les poumons peuvent être administrés. Une fois l’animal stabilisé, le vétérinaire recherche et traite la cause, souvent d’origine cardiaque.
En cas d’intoxication
La prise en charge dépend du produit toxique ingéré ou léché, de la quantité et du délai écoulé depuis l’exposition. Le vétérinaire peut mettre en place une décontamination, une perfusion et différents traitements destinés à soutenir les fonctions vitales. Un antidote peut parfois exister selon le toxique. Il ne faut jamais faire vomir un chat ou lui administrer un produit à domicile sans avis vétérinaire.
En cas de contact avec une chenille processionnaire
Le contact avec les chenilles processionnaires nécessite une consultation vétérinaire en urgence, notamment lorsque la langue ou la bouche sont atteintes. La zone contaminée doit être abondamment rincée afin d’éliminer les poils urticants, sans la frotter. Le vétérinaire traite ensuite la douleur et l’inflammation et surveille l’apparition éventuelle de lésions ou d’une nécrose de la langue.
En cas d’envenimation par un crapaud
Après un contact avec un crapaud, la bouche du chat doit être rincée rapidement et abondamment, puis l’animal conduit chez un vétérinaire. En fonction de la gravité de l’intoxication, une hospitalisation et des soins de soutien peuvent être nécessaires, notamment pour contrôler les éventuels troubles cardiaques ou neurologiques.
En cas de maladie bucco-dentaire
Lorsque l’hypersalivation est provoquée par une gingivite, une maladie parodontale ou une dent douloureuse, le traitement repose sur des soins bucco-dentaires adaptés. Un détartrage, des radiographies dentaires ou l’extraction de certaines dents peuvent être nécessaires. La douleur est également prise en charge. En présence d’un corps étranger dans la bouche, celui-ci doit être retiré.
En cas de coryza
Le traitement du coryza dépend de la gravité des symptômes et des agents infectieux impliqués. Il repose notamment sur des soins de soutien, le nettoyage des sécrétions nasales et oculaires, le maintien de l’hydratation et de l’alimentation et, lorsque cela est nécessaire, des traitements contre les infections secondaires ou certains virus. Les chats qui ne mangent plus peuvent nécessiter une hospitalisation.
En cas de réaction allergique
Le traitement consiste tout d’abord à interrompre l’exposition au produit responsable lorsqu’il peut être identifié. Le vétérinaire peut administrer un traitement contre la réaction allergique et surveiller l’animal. Si le chat présente un gonflement important, des difficultés respiratoires ou une réaction généralisée, la prise en charge devient urgente.
En cas de coup de chaleur
Un chat victime d’un coup de chaleur doit être refroidi progressivement et conduit rapidement chez le vétérinaire. La prise en charge peut comprendre une perfusion, une oxygénothérapie et une surveillance étroite de la température et du fonctionnement des différents organes. L’utilisation de glace ou d’eau glacée est déconseillée : le refroidissement doit rester progressif.
En cas de typhus
Il n’existe pas de traitement permettant d’éliminer directement le virus responsable du typhus. La prise en charge repose donc principalement sur des soins intensifs de soutien : perfusion pour lutter contre la déshydratation, contrôle des vomissements, soutien nutritionnel et prévention ou traitement des complications infectieuses. Les chats atteints doivent généralement être hospitalisés et isolés en raison de la forte contagiosité de la maladie.
Face à un chat qui bave beaucoup et sans raison apparente, prenez rendez-vous chez le vétérinaire sans attendre. Des examens complémentaires pourront être nécessaires afin de déterminer la cause et mettre en place le traitement et soins adaptés.
Vos questions fréquentes
Pourquoi mon chat bave-t-il en ronronnant quand il est content, quand on le câline ?
Certains chats bavent lorsqu’ils sont détendus et heureux, notamment pendant les câlins ou lorsqu’ils ronronnent. Cette réaction est généralement sans gravité si elle survient uniquement dans ces situations et qu’aucun autre symptôme n’est présent.
Quels sont les signes d’un chat qui souffre ?
Un chat qui souffre peut se cacher, devenir agressif, moins manger, moins bouger ou vocaliser différemment. Une posture inhabituelle, une diminution du toilettage, des oreilles plaquées ou un changement soudain de comportement doivent également alerter.
Combien coûte un détartrage pour un chat qui bave à cause de ses dents ?
Un détartrage sous anesthésie coûte généralement 120 à 200 €. Avec des extractions dentaires, le montant peut atteindre 200 à 400 € ou davantage selon le nombre de dents concernées.
Pourquoi mon chat bave-t-il quand il dort ?
Un chat peut parfois baver légèrement pendant son sommeil, notamment lorsqu’il est très détendu. Si cette salivation reste occasionnelle et qu’aucun autre symptôme n’est présent, elle est généralement sans gravité. En revanche, une hypersalivation importante ou récente peut révéler une douleur buccale, une maladie dentaire ou une autre affection et justifie un avis vétérinaire.
Sources :
- O’Neill DG, et al. Periodontal disease in cats under primary veterinary care in the UK: frequency and risk factors. J Feline Med Surg. 2023;25.
- Kornya MR, Little SE, Scherk MA, Sears WC, Bienzle D. Association between oral health status and retrovirus test results in cats. J Am Vet Med Assoc. 2014;245(8):916-922.
- Soltero-Rivera M, et al. Clinical, radiographic and histopathologic features of early-onset gingivitis and periodontitis in cats (1997-2022). J Feline Med Surg. 2023.
Bulle Bleue
L’assurance pensée par les vétérinaires
Photos : 123RF
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