L’essentiel (TL;DR)
- Les parasites du chat peuvent être externes (puces, tiques, gale, teigne) ou internes (vers digestifs, giardiose, vers respiratoires).
- Même un chat d’intérieur peut être infesté par des puces, des œufs ou des larves ramenés dans le logement.
- Certains parasites sont transmissibles à l’Homme, notamment la teigne, les ascaris ou certains ténias.
- La prévention repose sur une vermifugation régulière, un traitement antiparasitaire adapté et une bonne hygiène de l’environnement.
Quels sont les parasites les plus courants chez les chats ?
Le chat peut être infesté par deux sortes de parasites. D’une part, les parasites externes tels que les puces, les poux, les aoûtats et les tiques. D’autre part, les parasites internes, principalement les vers, représentent un risque important pour sa santé. Parmi eux, on trouve l’ascaris, un endoparasite fréquent. Ces vers peuvent provoquer divers troubles digestifs et affaiblir l’organisme de votre animal. Il est donc essentiel de vermifuger régulièrement votre chat pour les prévenir.
Les infestations par des parasites peuvent être dangereuses pour la santé des chats ; il est important de les détecter et de les traiter rapidement. Mais surtout, avant que cela n’arrive, de prévenir tout risque d’infestation.
Les traitements antiparasitaires, consultations et analyses peuvent représenter un budget important tout au long de la vie du chat. Obtenir un devis d’assurance personnalisé pour chat permet d’anticiper ces frais vétérinaires.
Combien coûte la prise en charge des parasites internes et externes chez le chat ?
| Soins et traitements | Prix moyen constaté, sans assurance |
|---|---|
| Consultation vétérinaire | 35 à 50 € |
| Vermifuge classique | 5 à 15 € |
| Analyse de selles / coproscopie | 25 à 60 € |
| Traitement contre les puces | 10 à 25 € / mois |
| Traitement contre les tiques | 10 à 30 € / mois |
| Collier antiparasitaire longue durée | 20 à 45 € |
| Traitement contre les aoûtats ou gale d’oreilles | 15 à 50 € |
| Shampoing ou lotion antiparasitaire | 10 à 25 € |
| Hospitalisation en cas d’infestation sévère | 50 à 150 € / jour |
| Désinfection de l’environnement | 15 à 80 € |
Les parasites internes et externes peuvent provoquer des complications digestives, cutanées ou respiratoires parfois coûteuses à traiter. Protéger son chat avec une assurance santé aide à limiter les frais vétérinaires imprévus.

Nématodes et cestodes : des vers intestinaux dangereux
En ce qui concerne les parasites internes, deux types de vers digestifs peuvent infester l’intestin du chat. On les distingue par leur forme : les vers plats (cestodes), et les vers ronds (nématodes).
Les vers ronds
En ce qui concerne les vers ronds, ceux principalement rencontrés chez le chat sont appelés ascaris et ankylostomes. Parmi les vers plats, ou ténias (vers solitaire), figurent les échinocoques, Echinococcus sp., et surtout Dipylidium caninum.
Les vers ronds peuvent être transmis à de jeunes chats par le placenta ou le lait de leur mère. Les chats adultes se font infester par des vers ronds en ingérant malencontreusement des larves ou des œufs présents dans leur environnement, sinon par l’intermédiaire de puces du chat Ctenocephalides felis.
Les vers plats
Les vers solitaires et plats appelés ténias sont ceux auxquels on pense en premier quand on fait référence aux vers chez le chat. Un ténia est composé de plusieurs vers qui se séparent et qu’on retrouve dans les selles de l’animal.
Le cas de la giardiose
Les Giardia ne sont pas tout-à-fait considérés comme des vers, mais ce sont des parasites unicellulaires et généralement la cause de diarrhées chroniques. Ils peuvent par ailleurs être transmissibles à l’homme.
Transmission par les puces
Les puces qui se nourrissent du sang des animaux ne sont pas à prendre à la légère non plus puisqu’elles contiennent des œufs de ver parasite. Vous pouvez les détecter si vous constatez que votre animal se gratte, si vous observez des petits points noirs ou des lésions cutanées à la surface de sa peau.
Vers cardiaques, respiratoires
Il existe d’autres vers s’attaquant à d’autres organes que l’intestin : les vers du cœur, les vers respiratoires et les vers oculaires. On peut soupçonner la présence de vers pulmonaires lorsque le chat tousse, présente des difficultés respiratoires et souffre d’écoulements nasaux. Les œufs sont pondus dans les poumons, les larves se dirigent dans le tube digestif du chat par les alvéoles, puis on les retrouve dans les selles.
Les vers du cœur (Dirofilaria immitis), quant à eux, bouchent leurs vaisseaux sanguins. Ils sont généralement transmis par des piqûres d’insectes. On les retrouve dans de nombreuses zones en Amérique du Nord et dans certains pays méditerranéens d’Europe. Plus rare, il est transmis par une mouche, se propageant dans l’œil par le biais des voies lacrymales. Il peut nécessiter une intervention chirurgicale.
Comment les chats attrapent des vers ?
Pour les vers plats, les chats adultes se contaminent le plus fréquemment en ingérant des puces, des souris, voire des poissons. La transmission de ces parasites peut également se faire par léchage mutuel.
Le conseil de Bulle Bleue : même les chats vivant exclusivement en intérieur peuvent attraper des parasites. Les puces, œufs ou larves peuvent être ramenés dans le logement via les chaussures, vêtements ou autres animaux du foyer.

Les parasites externes du chat
La gale auriculaire du chat
La gale des oreilles du chat est très fréquente notamment chez ceux provenant de refuges ou d’élevages, se transmet très facilement par simple contact et frappe souvent les chatons. Elle est due à un acarien qui s’installe dans l’oreille du chat et provoque des inflammations parfois très gênantes.
Le chat se gratte intensément jusqu’à provoquer des lésions de la peau.
La teigne du chat
La teigne du chat affecte la peau de l’animal et est causée par un champignon parasite. Elle est très contagieuse d’un chat à l’autre et peut se transmettre à l’homme car ce sont des zoonoses. Ce champignon parasite est extrêmement résistant dans l’environnement (tapis, moquettes, terre, herbe…) et il est donc assez difficile de s’en débarrasser.
Le chat atteint présente des tâches rouges souvent circulaires et délimitées sans poils sur la face et le bout des pattes.
Les puces du chat
Les puces du chat sont fréquentes et actives toute l’année dans nos maisons chauffées. Les piqûres de puces peuvent provoquer des démangeaisons, des pertes de poils chez le chat plus ou moins violentes, voire des allergies.
Les puces peuvent aussi transmettre des maladies comme l’hémobartonellose féline qui provoque de l’anémie, ou bien un type de ténia si le chat avale des puces en se toilettant. Les puces peuvent aussi s’attaquer à l’homme provoquant comme aux chats, des démangeaisons.
| Une seule puce femelle peut pondre jusqu’à 50 œufs par jour dans l’environnement. Plus de 95 % des puces se trouvent dans l’environnement du chat (sols, tapis, paniers) et non directement sur l’animal. |
Les principales maladies transmises au chat par les tiques
La maladie de Lyme
La maladie de Lyme peut être transmise par les tiques du chat. Elle est due à une bactérie qui se répand dans l’organisme, provoquant fièvre, douleurs articulaires et musculaires. D’autres signes existent : insuffisance rénale, cardiaque, problèmes cutanés, gonflement des ganglions ou troubles nerveux.
Le traitement de la maladie de Lyme se fait par administration d’antibiotiques.
L’ehrlichiose
La bactérie responsable de l’ehrlichiose s’installe dans le sang. Le chat présente fièvre, fatigue, douleurs articulaires, vomissements. Les symptômes peuvent passer inaperçus. Le traitement par antibiotique doit être entrepris tôt.
L’hémobartonellose féline
Cette maladie du chat est due à un parasite des globules rouges qui les détruit, provoquant fièvre, abattement, anorexie, amaigrissement, muqueuses pâles voire légèrement jaunes. Le diagnostic se fait par analyse sanguine et son traitement prévoit des perfusions et l’administration d’antibiotiques et anti-inflammatoires.
Une prévention antiparasitaire régulière protège votre chat, votre foyer et limite les risques de zoonoses. Discuter par téléphone avec un conseiller Bulle Bleue pour choisir une assurance adaptée à mon chat.
Symptômes : comment reconnaître si un chat est porteur de parasites ?
Un chat porteur de parasites peut présenter des symptômes très variés selon qu’il s’agit de parasites externes (puces, tiques, aoûtats, gale…) ou internes (vers digestifs notamment). Certains chats restent peu symptomatiques au début, tandis que d’autres développent rapidement des signes visibles liés aux démangeaisons, à l’irritation de la peau ou aux troubles digestifs.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- des démangeaisons importantes avec un chat qui se gratte, se lèche ou se mordille excessivement ;
- des pertes de poils, des rougeurs, des croûtes ou des petites plaies sur la peau ;
- la présence de petits points noirs dans le pelage, correspondant souvent aux déjections de puces ;
- des secouements de tête ou des oreilles sales en cas de parasites auriculaires ;
- des troubles digestifs comme des vomissements, de la diarrhée ou un ventre gonflé ;
- un amaigrissement malgré un bon appétit ;
- la présence de vers ou de segments blancs ressemblant à des grains de riz dans les selles ou autour de l’anus ;
- une fatigue inhabituelle ou un pelage terne, surtout lors d’infestation importante.
Chez les chatons ou les animaux fragiles, certaines parasitoses peuvent entraîner une anémie ou une altération importante de l’état général, d’où l’intérêt d’une prévention antiparasitaire régulière.
Traitement : comment se débarrasser des parasites chez le chat ?
Vermifuger régulièrement
Le meilleur moyen de prévenir l’apparition des vers chez votre animal est d’utiliser des vermifuges. Généralement, le vétérinaire en prescrit tous les ans ou plus fréquemment, selon le mode de vie de votre chat.
D’une manière générale, on recommande de vermifuger un chat deux fois par an, voire quatre fois selon son mode de vie, qu’il vive en appartement comme en milieu extérieur.
Les chattes gestantes doivent être vermifugées quinze jours avant la mise-bas et deux semaines après. Les vers inactifs profitent de ce moment pour revenir en force à travers la tétée. Si vous avez un chaton, il doit être vermifugé toutes les deux semaines le premier mois, puis une fois par mois jusqu’à ses six mois.
Si vous avez plusieurs animaux à la maison, profitez de tous les traiter en même temps afin qu’ils ne s’infestent pas entre eux. En revanche, ne vermifugez pas pendant la période de vaccination du chat, car cela peut nuire à son efficacité.
Enfin, ne lésinez pas sur une bonne hygiène, notamment de litière.
Utiliser une protection antiparasitaire externe adaptée
La plupart des antiparasitaires que vous recommandera votre vétérinaire permettent non seulement de lutter contre les puces et les tiques, mais aussi contre les aoutâts et les poux, deux autres parasites connus chez le chat.
| Solution antiparasitaire | Parasites ciblés | Mode d’utilisation | Durée d’efficacité | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|---|---|
| Crochet tire-tique | Tiques | Retrait manuel de la tique fixé dans la peau | Immédiat | Permet de retirer la tique entière sans laisser la tête | Ne protège pas contre de nouvelles infestations |
| Collier antiparasitaire | Puces, tiques, aoûtats, poux | Collier porté en continu | Plusieurs mois | Très pratique et longue durée | Peut être mal toléré par certains chats et déconseillé avec de jeunes enfants |
| Pipette spot-on | Puces, tiques, poux | Application sur la peau au niveau du cou | Environ 1 mois | Facile à appliquer et efficace | Nécessite des applications régulières |
| Comprimé antiparasitaire | Parasites externes selon le produit | Administration par voie orale | Jusqu’à 3 mois | Protection longue durée | Certains chats refusent les comprimés |
| Spray antiparasitaire | Puces, tiques, aoûtats | Pulvérisation sur le pelage à rebrousse-poil | 2 semaines à 1 mois | Action rapide et souvent résistante à l’eau | Application parfois difficile chez les chats stressés |
En conclusion, les parasites internes et externes représentent un risque fréquent pour la santé du chat, y compris chez les animaux vivant exclusivement en intérieur. Une prévention régulière, associant vermifugation, protection antiparasitaire externe et suivi vétérinaire, reste le meilleur moyen de limiter les infestations et leurs complications parfois graves.
Foire aux questions
Est-ce qu’une transmission du ténia du chat à l’Homme est possible ?
Oui, certaines espèces de ténia peuvent exceptionnellement être transmises à l’Homme, le plus souvent par ingestion accidentelle de puces infestées. Le risque reste faible, mais une bonne hygiène et un traitement antiparasitaire régulier sont importants.
Quels parasites du chat sont transmissibles à l’Homme (zoonoses) ?
Certains parasites du chat peuvent être transmis à l’Homme, notamment les puces, la teigne, les vers digestifs comme les ascaris, ou plus rarement la gale. Les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées sont généralement plus sensibles.
Comment savoir si mon chat a une infection parasitaire ?
Un chat parasité peut présenter des démangeaisons, des pertes de poils, des troubles digestifs, un amaigrissement ou un pelage terne. Un examen vétérinaire et parfois des analyses de selles ou de peau permettent de confirmer le diagnostic.
Quelle est la différence entre la teigne et la gale chez le chat ?
La teigne est une maladie provoquée par un champignon, alors que la gale est due à des parasites microscopiques appelés acariens. La teigne entraîne surtout des zones sans poils circulaires, tandis que la gale provoque des démangeaisons très importantes et des croûtes.
Quel est le ver en forme de grain de riz ?
Il s’agit le plus souvent de segments de ténia visibles autour de l’anus ou dans les selles du chat. Ce parasite est fréquemment transmis par les puces.
Sources :
- Dryden MW, Rust MK. The cat flea: biology, ecology and control. Vet Parasitol. 1994;52(1-2):1-19.
- Bowman DD. Georgis’ Parasitology for Veterinarians. 11th ed. St Louis: Elsevier; 2020.
- ESCCAP. Guideline 01: Worm Control in Dogs and Cats. 6th ed. Malvern: European Scientific
- Counsel Companion Animal Parasites; 2021.
- Moriello KA. Feline dermatophytosis: aspects pertinent to disease management in single and multiple cat situations. J Feline Med Surg. 2014;16(5):419-431.
Bulle Bleue
L’assurance pensée par les vétérinaires
Photos : 123RF
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