L’essentiel (TL;DR)
- La vaccination protège le chien contre plusieurs maladies graves, notamment la maladie de Carré, la parvovirose et l’hépatite de Rubarth
- Le protocole vaccinal du chiot débute généralement entre 6 et 8 semaines et comprend plusieurs injections jusqu’à au moins 16 semaines
- En France, la vaccination contre la rage est obligatoire dans certaines situations, notamment pour voyager à l’étranger ou pour les chiens catégorisés
- Certains vaccins sont recommandés selon le mode de vie et la zone géographique, comme ceux contre la leishmaniose, la piroplasmose ou la toux du chenil
- Le calendrier des rappels doit être personnalisé par le vétérinaire selon l’âge, la santé et l’exposition au risque
Pourquoi vacciner son chien ?
La vaccination permet de protéger le chien contre plusieurs maladies infectieuses potentiellement graves, voire mortelles. En stimulant son système immunitaire, le vaccin prépare l’organisme à reconnaître un agent pathogène et à réagir plus rapidement en cas d’exposition.
Certaines maladies, comme la parvovirose ou la maladie de Carré, peuvent entraîner des symptômes sévères et nécessiter une hospitalisation, tandis que d’autres, comme la leptospirose ou la rage, peuvent également représenter un risque pour l’être humain.
Vacciner son chien contribue donc à préserver sa santé individuelle, mais aussi, pour certaines maladies contagieuses, à limiter la circulation des agents infectieux au sein de la population canine. Le protocole vaccinal doit toutefois être adapté à chaque animal selon son âge, son état de santé, son mode de vie et son niveau d’exposition.
Quel est le prix d’un vaccin pour un chiot ou un chien adulte ?
Voici un tableau avec des fourchettes de prix des vaccins pour chien en France :
| Vaccin / consultation vaccinale | Prix moyen sans assurance |
|---|---|
| Vaccination CHPPiL (maladie de Carré, hépatite, parvovirose, parainfluenza, leptospirose) | 60 à 90 € |
| Vaccination CHPPiL + rage | 70 à 100 € |
| Vaccin antirabique seul | 50 à 80 € |
| Vaccin contre la toux du chenil | 50 à 80 € |
| Vaccin contre la leishmaniose | 70 à 100 € par injection |
| Vaccin contre la piroplasmose | 70 à 100 € par injection |
| Primo-vaccination du chiot | 60 à 90 € par consultation |
| Rappel vaccinal annuel du chien adulte | 60 à 90 € |
Les tarifs varient selon la clinique vétérinaire, la région, les vaccins réalisés et le protocole nécessaire. Chez le chiot, la primo-vaccination nécessite généralement plusieurs injections espacées de quelques semaines, ce qui augmente le coût total du protocole.
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Quelles sont les différentes maladies contre lesquelles on peut vacciner un chien ?
Il existe plusieurs vaccins chez le chien. Certains protègent contre des maladies infectieuses très contagieuses et potentiellement mortelles, tandis que d’autres sont surtout recommandés en fonction du mode de vie, de la région d’habitation ou des voyages. Le vétérinaire établit donc un protocole vaccinal personnalisé pour chaque animal.
La maladie de Carré
La maladie de Carré du chien est une maladie virale grave et très contagieuse causée par un morbillivirus. Elle touche principalement les chiens jeunes ou non vaccinés et peut provoquer des signes très variés : fièvre, écoulements oculaires et nasaux, toux, troubles digestifs, atteinte cutanée et symptômes neurologiques. Les formes sévères peuvent être mortelles ou laisser des séquelles neurologiques importantes.
Le vaccin contre la maladie de Carré fait partie des vaccins considérés comme essentiels chez le chien. Dans les protocoles vaccinaux, il est généralement identifié par la lettre C.
L’hépatite de Rubarth
L’hépatite contagieuse canine, aussi appelée hépatite de Rubarth, est due à l’adénovirus canin de type 1. Elle peut provoquer de la fièvre, un abattement marqué, des troubles digestifs, une atteinte du foie et parfois des troubles de la coagulation. Les formes aiguës peuvent être particulièrement graves, notamment chez le jeune chien.
La vaccination a permis de rendre cette maladie beaucoup plus rare dans les populations canines correctement vaccinées. Elle correspond généralement à la lettre H dans les valences vaccinales.
La parvovirose
La parvovirose canine est une maladie virale extrêmement contagieuse, particulièrement redoutée chez le chiot. Le virus s’attaque notamment aux cellules intestinales et provoque une gastro-entérite aiguë avec vomissements, diarrhée souvent hémorragique, abattement et déshydratation sévère. Une hospitalisation avec perfusion et soins intensifs est fréquemment nécessaire.
Le parvovirus est par ailleurs très résistant dans l’environnement, ce qui facilite sa transmission indirecte par des surfaces, objets ou chaussures contaminés. La vaccination contre la parvovirose, correspondant à la lettre P, est considérée comme essentielle.
La leptospirose
La leptospirose est une maladie bactérienne provoquée par des bactéries du genre Leptospira. Le chien peut être contaminé au contact d’eau, de boue ou d’un environnement souillé par l’urine d’animaux infectés, notamment des rongeurs. Contrairement à une idée reçue, elle ne concerne donc pas uniquement les chiens vivant à la campagne.
La maladie peut entraîner une insuffisance rénale aiguë, une atteinte du foie, des troubles digestifs, des hémorragies et parfois le décès de l’animal. Il s’agit également d’une zoonose, c’est-à-dire d’une maladie transmissible de l’animal à l’être humain. La vaccination, généralement identifiée par la lettre L, doit être régulièrement renouvelée selon le protocole recommandé.
La rage
La rage canine est une maladie virale qui atteint le système nerveux central. Une fois les symptômes déclarés, elle est presque toujours mortelle. Elle peut également être transmise à l’être humain, principalement par morsure ou contact de salive infectée avec une plaie ou une muqueuse.
La vaccination antirabique n’est pas systématiquement obligatoire pour tous les chiens vivant en France, mais elle peut l’être dans certaines situations, notamment pour voyager à l’étranger. Elle nécessite une identification préalable de l’animal et doit respecter des règles précises pour être considérée comme valide.
La toux du chenil
La toux du chenil, ou complexe respiratoire infectieux canin, n’est pas due à un seul agent pathogène. Plusieurs virus et bactéries peuvent être impliqués, notamment Bordetella bronchiseptica et le virus parainfluenza canin.
Elle provoque typiquement une toux sèche, forte et quinteuse, parfois accompagnée de haut-le-cœur, d’écoulements nasaux ou de fièvre. La vaccination est particulièrement intéressante pour les chiens qui fréquentent des collectivités : pensions, chenils, refuges, expositions, clubs canins, cours d’éducation ou garderies.
Selon le vaccin utilisé, l’administration peut être réalisée par injection, par voie intranasale ou par voie orale.
La leishmaniose
La leishmaniose canine est une maladie parasitaire transmise par la piqûre de petits insectes appelés phlébotomes. Elle est particulièrement présente dans le bassin méditerranéen et concerne donc notamment les chiens vivant ou séjournant dans le sud de la France.
La maladie peut provoquer un amaigrissement, une fatigue chronique, des lésions cutanées, une chute de poils, une augmentation anormale de la longueur des griffes, des ganglions augmentés de volume et une atteinte rénale potentiellement grave. L’évolution est souvent chronique et le traitement ne permet pas toujours d’éliminer définitivement le parasite.
La vaccination peut être proposée aux chiens exposés, après évaluation par le vétérinaire. Elle ne dispense pas d’utiliser des répulsifs efficaces contre les phlébotomes.
La piroplasmose
La piroplasmose du chien, également appelée babésiose canine, est une maladie parasitaire transmise principalement par certaines tiques. Les parasites responsables détruisent les globules rouges du chien et peuvent entraîner une anémie parfois sévère.
Les symptômes peuvent inclure une forte fièvre, un abattement brutal, une perte d’appétit, des muqueuses pâles ou jaunes et des urines foncées. Sans prise en charge rapide, des complications graves peuvent survenir.
Un vaccin contre la piroplasmose existe. Il peut être recommandé chez certains chiens particulièrement exposés aux tiques ou vivant dans des zones à risque. Son efficacité n’étant pas totale, il doit être associé à une protection antiparasitaire adaptée.
La maladie de Lyme
La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est une maladie bactérienne transmise par certaines tiques, notamment celles du genre Ixodes. Chez le chien, l’infection reste souvent asymptomatique, mais certains animaux peuvent développer de la fièvre, une fatigue, une perte d’appétit et surtout des boiteries liées à une inflammation articulaire.
Un vaccin contre la maladie de Lyme est disponible pour les chiens. Il peut être envisagé chez les animaux particulièrement exposés aux tiques, en fonction de leur environnement et de leur mode de vie. Comme pour la piroplasmose, la vaccination ne remplace pas l’utilisation régulière d’antiparasitaires externes.
L’herpèsvirose canine
L’herpèsvirose canine est causée par l’herpèsvirus canin de type 1. Chez le chien adulte, l’infection peut passer inaperçue ou provoquer des troubles modérés. Elle est en revanche particulièrement dangereuse pour les chiots nouveau-nés, chez lesquels elle peut entraîner une mortalité importante au cours des premières semaines de vie.
La vaccination concerne principalement les chiennes reproductrices. Elle vise à favoriser la transmission d’anticorps protecteurs aux chiots par le colostrum. Le protocole est donc spécifiquement lié à la reproduction et à la gestation.
La parainfluenza canine
Le virus parainfluenza canin est l’un des agents pouvant participer au complexe respiratoire infectieux canin, couramment appelé toux du chenil. Il favorise l’apparition de signes respiratoires, notamment une toux sèche.
Cette valence, souvent identifiée par les lettres Pi, est fréquemment incluse dans les vaccins combinés. Elle est particulièrement pertinente chez les chiens en contact régulier avec de nombreux congénères.
Le conseil de Bulle Bleue : Tous les chiens n’ont pas besoin de recevoir exactement les mêmes vaccins. Les valences contre la maladie de Carré, l’hépatite de Rubarth et la parvovirose font partie des protections essentielles. D’autres vaccinations sont recommandées selon le risque individuel : leptospirose, rage, toux du chenil, leishmaniose, piroplasmose ou maladie de Lyme.
Quels sont les vaccins obligatoires pour un chien ?
En France, aucun vaccin n’est obligatoire pour tous les chiens. La vaccination contre la rage devient toutefois obligatoire dans certaines situations, notamment pour voyager à l’étranger avec son animal. Elle est également imposée aux chiens de première et deuxième catégories, soumis à une réglementation spécifique. Pour être valable, la vaccination antirabique doit être réalisée sur un chien identifié par puce électronique ou tatouage et respecter les délais réglementaires. D’autres vaccins peuvent aussi être exigés par certaines pensions, campings ou structures accueillant des animaux, même s’il ne s’agit pas d’une obligation légale générale. Il convient donc de vérifier les conditions avant tout déplacement.
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Quand faire les vaccins de son chien ? À quel âge vacciner un chiot ?
La vaccination du chien débute généralement dès l’âge de 6 à 8 semaines, selon le vaccin utilisé, le niveau de risque et le protocole recommandé par le vétérinaire. Chez le chiot, une seule injection ne suffit généralement pas : plusieurs doses sont nécessaires pour mettre en place une protection efficace, notamment en raison de la présence des anticorps maternels transmis par la mère, qui peuvent temporairement interférer avec la réponse vaccinale.
Selon les recommandations 2024 de la WSAVA, les vaccins essentiels du chiot doivent être répétés toutes les 2 à 4 semaines jusqu’à l’âge d’au moins 16 semaines. Dans les situations à haut risque, la dernière dose de la série peut être administrée entre 18 et 20 semaines afin de réduire le risque d’interférence avec les anticorps maternels.*
Chez le chien adulte jamais vacciné ou dont le protocole est incomplet, une primo-vaccination peut être mise en place à tout âge. Le nombre d’injections nécessaires varie selon les valences. Par exemple, la leptospirose nécessite généralement plusieurs injections initiales, puis des rappels réguliers.
L’immunité des vaccins nécessite des rappels. Ils dépendent des vaccins choisis. A titre d’exemple, voici un protocole vaccinal qui peut être proposé pour un chiot allant régulièrement dans le sud de la France, parfois à l’étranger, et de temps en temps gardé en pension :
| Âge | Vaccins administrés |
|---|---|
| 8 semaines | CHPPiL4 (Maladie de Carré, Hépatite de Rubarth, Parvovirose, Influenza, Leptospirose) |
| 12 semaines | CHPPiL4 + Rage + Toux du chenil |
| 16 semaines | CHPPiL4 + Toux du chenil |
| 6 mois | Leishmaniose |
| 1 an | CHPPiL4 + Toux du chenil |
| 1 an et demi | Leishmaniose |
| 2 ans | CHPPiL4 + Toux du chenil |
| 2 ans et demi | Leishmaniose |
| 3 ans | CHPPiL4 + Rage + Toux du chenil |
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Jusqu’à quel âge doit-on vacciner son chien ?
Il n’existe pas d’âge limite pour vacciner un chien. La vaccination peut rester utile tout au long de la vie, y compris chez un animal âgé. Avec le vieillissement, le système immunitaire peut devenir moins performant, ce qui peut rendre certains chiens seniors plus vulnérables aux infections. Les rappels doivent toutefois être adaptés individuellement selon l’âge, l’état de santé, les maladies chroniques éventuelles, le mode de vie et le risque d’exposition. Tous les vaccins ne nécessitent pas forcément un rappel annuel : la fréquence dépend de la maladie ciblée et du vaccin utilisé. Chez le chien âgé, le vétérinaire évalue donc le rapport bénéfice-risque et propose un protocole personnalisé.
Pour conclure, la vaccination est un outil essentiel pour protéger son chien contre de nombreuses maladies graves et parfois mortelles. Le protocole doit être adapté à chaque animal selon son âge, son état de santé, son mode de vie et ses risques d’exposition. Un suivi régulier avec le vétérinaire permet de choisir les vaccins utiles et de respecter les rappels nécessaires pour maintenir une protection efficace tout au long de la vie.
Vos questions fréquentes
Le sigle CHPPiL désigne un vaccin combiné protégeant contre plusieurs maladies du chien : C pour maladie de Carré, H pour hépatite de Rubarth, P pour parvovirose, Pi pour parainfluenza canine et L pour leptospirose. Selon les vaccins utilisés, la composition exacte peut varier. Le vétérinaire adapte le protocole à l’âge et au mode de vie du chien.
Un rappel vaccinal chez le chien coûte généralement entre 60 et 90 €, consultation comprise. Le tarif dépend des valences administrées, de la clinique vétérinaire et de la région. L’ajout d’un vaccin complémentaire, par exemple contre la rage, la toux du chenil ou la leishmaniose, peut augmenter le coût total.
Une consultation vaccinale coûte généralement entre 60 et 90 €, tandis que l’identification par puce électronique revient en moyenne à 50 à 80 €. Lorsqu’elles sont réalisées au cours de la même période, ces démarches représentent donc généralement un budget total d’environ 110 à 170 €, selon la clinique et les vaccins administrés.
Contactez votre vétérinaire dès que possible afin de vérifier le statut vaccinal de votre chien. Un léger retard ne signifie pas systématiquement qu’il faut recommencer tout le protocole. La conduite à tenir dépend du vaccin concerné, du délai écoulé depuis la dernière injection, de l’âge du chien et de son niveau d’exposition. Dans certains cas, une seule injection de rappel suffit ; dans d’autres, une nouvelle primo-vaccination peut être recommandée.
Sources :
- Squires RA, Crawford C, Marcondes M, Whitley N. 2024 guidelines for the vaccination of dogs and cats – compiled by the Vaccination Guidelines Group of the World Small Animal Veterinary Association. Journal of Small Animal Practice. 2024;65(5):277-316.
- Day MJ, Horzinek MC, Schultz RD, Squires RA. WSAVA Guidelines for the vaccination of dogs and cats. Journal of Small Animal Practice. 2016;57(1).
- European Scientific Counsel Companion Animal Parasites. Control of Vector-Borne Diseases in Dogs and Cats. ESCCAP Guideline 05. Malvern: ESCCAP.
- Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Voyager à l’étranger avec son animal de compagnie : conditions relatives à la vaccination antirabique.
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Photos : 123RF
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